mercredi 1 avril 2026

Liste n°109 chez Anne Marie

 




Klaxon, louper, manigances, nerveux, oscar, patin, quelquefois, ruminer, saltimbanque, trépidant


Et voilà : le klaxon intérieur vient de hurler, trépidant, implacable. « Nathalie, arrête-toi. Arrête-toi avant de t’effondrer encore une fois. ». J’ai dû louper quelque chose, parce que je n’ai rien vu venir. Quelquefois, j’ai l’impression qu’on pourrait me décerner l’Oscar de l’impulsivité – cette façon de foncer, cœur en avant, comme si la vie allait s’échapper si je ne la saisis pas immédiatement.

Ma gorge tremble, et je sens déjà mes joues se transformer en une patinoire fragile où mes larmes glisseront avec la grâce maladroite de patins trop affûtés. Je ne suis pas un saltimbanque. Je ne jongle pas avec mes émotions : je les porte, je les absorbe, je les laisse me traverser jusqu’à l’os.

Alors, quand on manigance dans mon dos, quand quelque chose se fissure dans la confiance, je me brise. Incapable de faire sortir mes émotions par la parole, je préfère ruminer… et du coup, je m’auto-flagelle, comme si la douleur devait absolument trouver un coupable.

Aujourd’hui, mon système nerveux a rendu les armes. Plus rien ne s’accorde, plus rien ne répond. Alors je m’éloigne. Je pars pour un lieu de calme, un refuge de zénitude où je pourrai, peut-être, réapprendre à respirer.

J’ai besoin de silence. J’ai besoin de lenteur. J’ai besoin de me reconnecter à la vie — la vraie, celle qui ne me demande pas de courir.


lundi 16 mars 2026

Liste n°108 et Image N°59 chez Anne Marie

 


 Liste 108 : Arnaque, berger, colporter, déduction, engagement, fanfaron, gants, horripilant, ignorance, jardinage




 Après avoir parcouru de multiples chemins, je dépose au pied de l’arbre de vie :

– L’arnaque qui a renforcé mon désir de lutter.
– Le pas du berger, qui m’a permis de progresser lentement mais sûrement.
- Le terme colporter, qui m’a aidée à éviter de me faire des ennemis.
- Mes gants, symbole de mon engagement à aborder la vie avec délicatesse.
- Ce fanfaron qui m’a dévalorisée pendant des années.
- L’ignorance, car j’ai encore tant à apprendre.
- Le jardinage, pour continuer à cultiver le bonheur autour de moi.
- La déduction qui m'a permis de voir le véritable visage des mes "amies".
- Le mot horripilant, pour cesser l’hémorragie à force de me gratter.


lundi 23 février 2026

RENAISSANCE


Un vent léger effleure ma peau,

Il me guide vers l’étang qui est si beau,

Miroir où se reflète le ciel.

Je regarde les libellules, lumières aillées,

Traçant un sentier de lumière sur l’eau.

Mes yeux suivent leur danse effrénée,

Vers cette montagne qui veille là-haut.

Dans ce havre de paix, destin, mon compagnon,

Tu avances près de moi,

Quand mon cœur se fait lourd.

Moi, vagabonde forgée par les tempêtes,

J’avance mon corps, même sur le sol qui tremble.

Amitiés lumineuses, près de mon cœur je vous garde.

Ombres toxiques, le vent vous écarte de mon chemin.


vendredi 3 octobre 2025

Un thème, quatre mots n°3 - chez Anne Marie


Le thème : Une balade à la campagne 

Les 4 mots : Expression - Affolement - Convaincre - Frapper

Une balade bucolique pour chasser mes pensées
Nature majestueuse, loin de la fumée
Emerveillée, je le suis, par tant de beauté.

Bataillon d’odeur qui ravive mon corps.
Armée de papillons qui virevoltent autour de moi
Loin de la pollution et de la population
Alliée de ta beauté, j’avance pour t’admirer.
Délice matinal des oiseaux chantonnant
Escadron se posant sur les arbres environnants.

Aquarelle, expression de ta beauté.

Limpide ruisseau qui m’invite pour une pause.
Affolement des fourmis, sous le poids de mes pas

Caresse du soleil pour convaincre mon cœur :
Aujourd’hui la vie est belle, malgré toute ma tristesse.
Maisonnette campagnarde se dessine avec douceur.
Pépite précieuse de ce coin merveilleux
Approcher et frapper pour rentrer dans ce lieu
Garder dans ma mémoire, ces moments très précieux.
Nature m’offrant un instant de grâce.
Expédition de bonheur et non pas de douleur.



dimanche 15 juin 2025

XAVIER (06.03.1961 - 09.06.2025)

Mon ZAZ, mon frère,


Les mots me manquent pour exprimer ce que je ressens en ce moment. Ton départ laisse un vide immense dans mon cœur, une absence que rien ne pourra combler.

Tu étais gentil, bienveillant, coquin parfois avec un humour complètement décalé. Le cœur, tu l’avais aussi sur la main. Tu étais toujours là pour rendre service, parfois un peu trop. Mais tu étais comme cela, ton cœur était en or. Je me rappelle ton rire, ta voix et ces moments simples, mais précieux que nous avons partagés. Tu étais bien plus qu’un frère, tu étais mon confident, mon allié et une partie de mon cœur. Notre lien s’est soudé encore plus ces trois dernières années. Chaque souvenir de toi est un trésor que je garde précieusement, une ancre qui me relie à toi malgré la distance qui nous sépare désormais.

Même si la douleur de ton départ est difficile à porter, je trouve du réconfort en pensant à tout l’amour que tu as semé autour de toi. Tu as marqué nos vies d’une manière si profonde que ton empreinte restera à jamais gravée en nous. Même si tu n’es plus là physiquement, je sais que ton amour et ton esprit m’accompagnent, nous accompagnent.

Oh combien tu aimais : ton manu, ton nico, ethan loulou et mandy. Tu étais un peu triste parfois de ne pas les voir assez, mais tu comprenais. Tu me disais, « c’est comme ça, ils ont leur vie à vivre ».

Tu es né nu et tu es parti nu. C’était ton choix, tes dernières volontés. Tu l’as écrit, tu le voulais ainsi. Tes paroles résonnent dans ma tête. Aujourd’hui, je te jure, mon zaz, tu as laissé une belle empreinte.

Oh combien tu nous as pris la tête avec ton ménage, mais c’était toi. Rien ne pouvait te faire changer. Tu me disais : « tu vois il faut faire un huit, pour nettoyer le sol ».

Je revois encore mes petits chaussons qui m’attendent sur le radiateur en hiver, lorsque je venais te voir. Ma tasse de café toujours prête.

Mon petit message du matin ou parfois le téléphone qui sonne, je devine que c’est toi. Cela me rassure. C’était notre petit rituel. Nous nous enverrons des messages autrement.

Tous ces après-midi que nous passions ensemble vont me manquer. C’est pas grave, j’irai te voir dans ta nouvelle demeure.

Ton combat devant la maladie, devant ces maladies, a été dur, mais tu disais toujours « ça va, demain sera un autre jour, un jour à la fois mon petit ». Ton plus grand ennemi était cette solitude que tu ne supportais plus. Tu voulais simplement quelqu’un à qui parler, te confier, partager.

J’espère que ton voyage en camping-car c’est bien passé et que Martine, Michel, Patrick et tous ces êtres qui t’étaient chers t’ont bien accueillis.

Excuses moi mon zaz, je t’avais promis de ne pas être triste, de ne pas pleurer, mais tu me connais, je suis une vraie pisseuse, comme tu disais.

Je veux que tu saches que je vais continuer à avancer, en portant avec moi tout ce que tu m’as appris. Ton courage, ta générosité et ta joie de vivre m’inspirent chaque jour. Je te promets de vivre pleinement, comme tu l’aurais voulu, et de faire honneur à ta mémoire.

Ta petite sœur, qui t’aime très fort. Je te fais pleins de gros gros bisous.




mercredi 4 juin 2025

Liste 103 chez Anne Marie

 


Mots à utiliser : Exagérer, appel, interruption, logique, détail, tisser, sauvetage, fable, harmonie, grandiose


Bonjour mon amie,

Notre amitié s'est construite au fil des jours, sans aucune interruption, tissée minutieusement et patiemment.

La logique aurait voulu qu’elle disparaisse avec mon éloignement. Mais non, il a suffi d’un simple appel de ma part et tu as su me réconforter dans ma douleur. Mon sauvetage, je te le dois, alors que j’étais sur le point de me noyer.

J’ai exagéré quand je te disais que tout allait bien, mais certains petits détails t’ont démontré que ce n’était pas le cas. Mon histoire n’était qu’une fable. Je m'attendais à mener une existence grandiose dans ce nouvel univers, mais je me suis retrouvé entouré de nuisibles, de cafards et d'entités malignes.

Toi, tu ne m’as rien demandé. Tu m’as laissé partir, mais dans le fond, tu savais que ma vie allait s’écrouler.

Aujourd'hui, je prends conscience que tu as toujours été là, sans rien demander en échange. C'est moi qui ai détruit cette harmonie qui existait entre nous. Je n'ai pensé qu'à moi-même.

J'espère que tu me pardonneras pour mon comportement. Rien ni personne ne pourra plus me séparer de toi.
Je te promets que je serai de retour demain.

Ta complice pour l'éternité.



vendredi 14 février 2025

Liste 97 - Spéciale St Valentin - chez Anne Marie

 



Saint Valentin oblige, je propose mon atelier un peu plus tôt  que d'habitude et  je vous invite à célébrer l'amour avec cette liste spéciale.

Amour, toujours, jour, discours, retour, humour, atours, concours, bonjour, four

Vous pouvez si vous le souhaitez, ajouter à ceux-là,  autant de mots que vous le voudrez  se terminant par le son our (our, ours, ourt, ourd, ourre)



Bonjour mon amour,

Avec mes atours, je ne suis pas la Pompadour, mais en ce jour des amours, j’accours sans retour pour rejoindre mon troubadour. Tu ne fais pas de long discours, mais ton humour et tes calembours font de moi, la femme la plus heureuse. Tu es mon yaourt que je savoure, même si parfois tu es un peu balourd. Je me rappellerai toujours le jour où j’ai fait un four lors du concours de la meilleure cuisinière de Rocamadour, avec mes topinambours et mon boulgour. Tu as été le seul à me mettre la note de 10, mais je sais que tu l’as fait par amour.

Ta belle-de-jour.





mercredi 22 janvier 2025

Atelier 251 chez Ghislaine

 


Sujet 1 : époque, puisque, patient, sec, mordre, durer

Sujet 2 : qualité, oiseau, titre, raconter, lettre, plier

Sujet 3 : Un texte avec des mots commençants par "" M ""



Marc,

Tu liras dans cette lettre la raison de mon départ.
Tu avais toutes les qualités quand je t’ai rencontré. Mais je ne pensais pas à cette époque que notre relation allait être brisée par ce petit écran minuscule. Au début, je me suis dit : « cela ne va pas durer », mais les jours ont passé et notre relation a été remplacée par un flot incessant de mises à jour, de messages, de notifications. Tes doigts, que j’ai envie de mordre, de couper, se baladent machinalement sur ce petit rectangle lumineux.
Nous n’avons plus rien à nous raconter, puisque la seule communication que tu as, elle est virtuelle.
J’ai été patiente jusqu’à maintenant, mais tout est devenu sec autour de nous. Tel un oiseau, j’ai envie de m’envoler, prendre le large. C’est décidé, demain je plie bagage, je pars. J’ai besoin de reconquérir le monde extérieur, celui que tu ne connais plus. Retrouver cette fraîcheur que j’avais avant notre rencontre.
Je peux te décerner le titre de champion de la Nomophobie.
J’aurais pu t’envoyer un SMS, mais tu sais, je ne suis pas une adepte des abréviations, émoticônes, smileys. Te parler face à face à quoi bon, tu aurais tes yeux portés sur ton maudit portable.
Adieu.

Madeleine


dimanche 3 novembre 2024

 

Texte écrit lors de mon atelier d'écriture spécial Halloween, au réseau d'échanges réciproques de savoirs. Notre soirée Halloween a été très féérique. 


A Plumetti les gargouillettes, Lanah, petite fille de 10 ans, se prépare pour la soirée d’Halloween. Elle enfile son costume de pirate : des grandes bottes, un sabre à la ceinture, une redingote rouge déchirée et limée, son bandana à paillette et une cicatrice qu’elle a dessinée avec le rouge à lèvre de sa maman. Elle se retourne vers Léopold 1er, son chat roux lui aussi élégamment paré, de son collier orné d’un médaillon : - alors Léopold, comment me trouves tu ? - té chaliment belle, ma chère. Dans la brume sombre, ils se dirigent vers leur terrain de jeu habituel, la cabane. Ce soir, elle a pris la forme d’un vaisseau échoué et fantomatique. La valse des chauves souris, à travers les hublots, projettent des ombres étranges. - à l’abordage, s’écrit Lanah la téméraire. - partons à la conquête du vaisseau, mais sans se mouiller les pattes, lui répond Léopold 1er . Ils sautent sur le pont visqueux et ouvre la porte de la cabine. Une sensation de froid les empare. Le plancher craque, le vent s’engouffre à l’intérieur du vaisseaux en gémissant. Les toiles d’araignées qui pendent au plafond, s’agitent. Des souris fuient à la vue de Léopold 1er. Brusquement, la porte se referme sur eux avec fracas. « Léopold, la porte est bloquée » s’écrit Lanah. Un bruit glaçant se fait entendre remontant de la cale du vaisseau. Une lumière étrange, fluorescente se diffuse. Martin, le squelette du marin noyé en pleine mer, a pris possession du vaisseau. Lanah et Léopold 1er se précipitent sous le bureau du capitaine pour s’y cacher. Une voie effrayante raisonne dans la cabine : « qui ose pénétrer dans mon antre et troubler mon repos ». Sans se départir de son courage Lanah, surgit en criant : des bonbons ou un sort ! » « et bien ce sera un sort, répond Martin. Vous l’aurez voulu. Par Neptune, dieu de la mer et des tempêtes, que mille ans s’abattent sur vous en une seconde et rejoignez mon royaume ». C’est alors que Léopold 1er se transforme en un ignoble chat noir, avec des yeux rouges et des griffes effrayantes. Lanah, elle, prend les traits d’une sorcière aux cheveux blancs couleur de cendres, au teint livide et aux yeux translucides. Son corps se voûte. Soudain, une larme s’écoule sur la joue blême de Lanah et vient se déposer au creux du médaillon de son fidèle ami. Subitement, une lumière radieuse, envahit le vaisseau balayant sur son passage le sort maléfique lancé par Martin. Un souffle venu d’ailleurs pulvérise la porte, et renvoie notre marin dans ses ténèbres abyssales. Un cri d’effroi retenti. Lanah se réveille et son regard se pose sur les bottes trempées scintillantes et fluorescentes. - Ai-je rêvé ? Demande-t-elle à Léopold, couché au pied de son lit. - Chais pas, lui répond-il avec un petit clin d’œil.











mercredi 16 octobre 2024

Atelier 247



Sujet 1 :  Tentation, mission, essai, test, obscure, savoir

Sujet 2 :  Maintenant, pourquoi, hélas, présent, agir, faire.

Sujet 3 : Texte avec des mots commençant par "" N "" 



Un jour, alors que je me promenais à Paris, je fus admirative devant la vitrine d’une pâtisserie sur les champs Élysées. Mon estomac a commencé à s’agiter et mes papilles se sont mises à danser la salsa. "Non, tu dois résister, me suis-je dit. C’est ta mission. Tu n’as pas arpenté Paris pour rien depuis des heures". Chaque essai de détournement du regard, devenait pour moi un test de volonté. Hélas, ma volonté ne pouvais pas rivaliser avec ce nirvana. Il y avait parmi de nombreux, merveilleux et délicieux gâteaux qui brillaient dans l’obscure lumière du matin, une petite douceur dont je raffole : Tarte infiniment citron, gourmandise raisonnée. Voilà le titre, un peu trop pompeux pour moi, qu’elle portait. La tentation était trop forte. À présent, je devais agir. Que faire ? Mes neurones et mes papilles avaient la réponse. En l’espace d’une seconde, je me suis retrouvée à l’intérieur de la boutique. 

Un univers de gourmandise s’ouvrait à moi. Jamais je n’avais vu un tel spectacle. Une texture moelleuse qui fond dans la bouche sublimée par l’amertume du citron. Une pâte croquante nappée d’une crème onctueuse. Une petite guimauve citronnée qui tempère la puissance du citron. Mes papilles sont à la noce. Mes narines au garde-à-vous. Une symphonie de saveurs. Un véritable savoir gastronomique.

Maintenant le prix, bien que très élevé de ma fameuse tarte au citron, me semble justifié par ce plaisir gustatif unique. Pourquoi me priver de cette parenthèse de bonheur ? Un petit luxe qui rend la vie plus douce. Un gâteau ordinaire peut transformer une vie en un jour mémorable. 


mardi 8 octobre 2024

Liste 88




Les mots à utiliser : Maillon, grinçant, disponible, composer, drôlement, timidité, fraîche, mensonges, résister, beaucoup


Marie était le dernier maillon de la chaîne familiale. Elle n’était pas de nature solitaire, mais simplement disponible pour elle-même. D’autres pensait que la timidité la gagnait. C’était un peu comme une crème fraîche qui l’on avait trop remuée et qui fini par tourner et se transformer en beurre. Tout glissait autour d’elle. 

Elle était dodue. On la regardait drôlement. Elle résistait à leur moquerie en se disant : « non, c’est ma carapace ».

C’était un grain de sable, grinçant dans les rouages de la vie. 

C’était un repas composé d’une soupe que l’on recrache, car elle n’a pas de goût. Une quiche trop cuite dont les bords ne ressemblent à rien. Un gâteau flasque sans beauté. Une tasse de café, dont les graines ont mal été torréfiées. 

Beaucoup disaient d’elle « pauvre petite, elle doit être malheureuse ». 

Les mensonges, Marie les a laissé derrière elle. Maintenant, elle est enfin heureuse

mardi 24 septembre 2024

Atelier 244

 


 Sujet 2. : Texte avec des mots se terminant par "" aille "


 Mesdames, Messieurs,


Je fais votre connaissance via les médias.
J’aimerais tout d’abord vous féliciter car malgré votre faille et certainement une longue bataille, vous avez montré au monde aujourd’hui que vous existiez de part votre combat. La plus belle image que je puisse retenir de ces jeux c’est votre sourire et votre joie.
Vous avez donné, à ces moments de grisaille, une belle leçon de courage. Vous avez su franchir avec brio cette muraille et nous montrez que votre handicap n’est qu’une petite broussaille dans votre vie. Vaille que vaille, vous avez réalisé votre plus bel exploit.
Quelles sont belles vos médailles.



Atelier 246

 





Sujet 1 : Sens, ressentir, émois, cœur, battre, fort.

Sujet 2 : Texte avec des mots commençant par "" par ""

Sujet 3. Ressenti sur cette image




Les dernières gouttes de pluie ruissellent sur la fenêtre

Et le croisant de lune, dans le ciel, vient de naître

Dans la moiteur de la nuit, une bougie éclaire

Des lueurs d’espoir d’une vie moins austère.

Demain, je partirai, près de lui je dormirai

Mon cœur est plein d’émois, enfin heureuse je serai.

Toutes ces soirées à écrire, bientôt n’auront plus de sens

C’est dans ses bras, que je dirai ce que je ressens.

Mon cœur bat fort emporté par la joie

De pouvoir enfin laisser ma tristesse, derrière moi.

Partager ensemble, une parade amoureuse

Ne plus pleurer, enfin être heureuse.





jeudi 22 août 2024

Liste 86

 




Les mots : Cadence, s'élancer, précieux, ensemble, malicieux, violemment, alléchante, humeur, déchanter, incroyable 



Dans la douce cadence du matin, nous nous élançons ensemble dans cette incroyable aventure.

Après avoir marché sur un chemin forestier pendant plusieurs kilomètres, nous empruntons un sentier qui, violemment, se raidit et devient plus étroit. Je commence alors à déchanter un peu d’avoir voulu faire cette ascension. Nous avons marché deux heures depuis le départ, mais la vue est si alléchante que j’en oublie l’effort. C’est alors que nous entrons dans la Réserve Naturelle et dans un tout autre univers. La vue dégagée expose les hauts plateaux du Vercors. Le parterre est recouvert, d’anémone, de trolles, dryades. Quel instant précieux. C’est magnifique.  

Très vite, le décor change. Finies les vertes prairies aux multiples fleurs, c’est maintenant de plus en plus caillouteux. La dernière montée s’annonce rude avec 300 mètres de dénivelé, mais en réalité les nombreux zigzags sont bien conçus permettant de monter sans trop forcer. L’ascension est accompagnée d’une superbe vue sur le Mont Aiguille. Nous sommes maintenant à 1940 mètres d’altitude environ. Une vue magnifique s’offre à moi sur le plateau du Vercors et la vallée. C’est alors que Thierry me dit d’un air malicieux : « Voilà ma chérie, maintenant nous faisons demi-tour ». Je lui réponds : « Oh non, je ne suis pas venue jusqu’ici pour ne pas atteindre le mont que j'ai tant convoité ».

Le sentier, rocailleux et aérien, continue à monter progressivement. C’est une succession d’antécimes. Ma rencontre avec les bouquetins fut magique. Il y en a partout, à droite, à gauche, qui courent, qui sautent. 

Après avoir longé la crête pendant 45 minutes, j’atteins enfin le sommet du grand Veymont (2341 m). J’ai l’impression d’être sur le toit du monde. Sa pente herbeuse, son vide, ses abris de pierres, c’est impressionnant. La vue au sommet du Grand Veymont est sensationnelle ! C’est féerique. Une vue imprenable avec un panorama à 360° de toute beauté : les Hauts Plateaux du Vercors jusqu’aux Trois Becs, le Mont Aiguille à nos pieds, le Dévoluy, l’Obiou, le Grand Ferrand, l’Oisans, les Écrins, la Chaîne de Belledonne, et tout au fond on pouvait apercevoir le Mont Blanc.

J’étais dans un état d’humeur euphorique. Fini la tristesse et la peur, bonjour la fierté, la joie et le bonheur.




lundi 19 août 2024

Atelier 243

 






Sujet 1. : Preuve, carton, surprise, trouver, démentir, coffre.

Sujet 2. : Escalade, colère, éprouver, joie, action, autour.

Sujet 3. : Texte avec des mots commençant par "" L ""


C’est dans un vieux grenier poussiéreux que j’ai trouvé ce tableau, il y a quelques années. Il était dissimulé dans un grand coffre, où s’amoncelait des pochettes en carton renfermant des esquisses. Une escalade d’émotions s’empara de moi à la vision de ce tableau : La plupart des couleurs de la peinture étaient sombres, tout comme le regard de cette femme.
Un regard perçant qui semble chercher à repérer la moindre faute. Un œil qui réfléchit tandis que l’autre cherche sa proie. Les yeux cernés de noir, elle n’éprouve que de la haine.  Sa chevelure grise, tirée en chignon sévère, était dissimulée par une charlotte sur la tête, lui donnant un air austère.  Un long nez, dont le sommet démarre entre les deux yeux, fondu dans un amas de rides, pour finir, plus bas crochu et pointu. 
De larges narines ouvertes qui pourraient prendre la fonction de ses oreilles cachées sous sa charlotte, ne pas entendre alors, mais sentir la première proie qui pourrait passer.
Un long menton qui diffère de celui d’une femme humaine.
Une bouche fermée qui pourtant s’est tant ouverte pendant des années pour critiquer, crier, maugréer, geindre et donner des ordres. Un sourire de satisfaction du mal qu’elle a pu faire.
Une femme âgée, méchante, haineuse et laide. Quel stratégie élabore-t-elle ? Quel enfant sera encore victime de ses violences. Son regard me glace. Cette femme ne manifeste aucune action de bienveillance. 
Et voilà, j’ai simplement décrit son visage, le seul élément qui puisse captiver mon regard.
C’est avec une grande surprise et une grande colère que j’ai découvert qu’il s’agissait de la mère de ma mère. Je possédais la preuve de la souffrance de ma mère. Je comprenais enfin la raison pour laquelle elle n’a jamais eu le plaisir et la joie d’entourer ses bras autour de moi et de m’aimer. Elle n’a jamais démenti la véracité de mes propos.






lundi 5 août 2024

Moment de blues

J’ai tant de chose à dire 
Tant de chose à écrire
Je suis seule et solitaire
Dans cette ville austère

Me résilier à lâcher prise
Dites-moi pour quoi pour qui
Je me sens incomprise 
De plus en plus mon cœur s’amoindrit

Je regarde autour de moi
J’entrevois leurs sourires hypocrites
J’en déduis, chacun pour soi
Et j’imagine férocement la suite.

 Si je peux, demain je serai encore là.
 Pour essayer de comprendre
 Ce que la vie m’a donné ici-bas
 Ce que je n’ai pas su entreprendre.

Enfin, je me regarde dans le miroir
Je peux pleurer de joie.
Je n’ai plus peur dans le noir
Je suis heureuse, enfin je crois.

vendredi 2 août 2024

Liste 85



Les mots : rire, emprunter, bouleversé, commun, contrôler, ancêtres, malgré, influence, recherches, compagnie



La Compagnie du rire est une petite troupe qui, après avoir fait des recherches dans les archives familiales de leurs ancêtres, a voulu mettre en valeur les éclats de rire de leurs grands-parents, arrière-grands-tantes et cousins éloignés. Chaque membre de la troupe avait emprunté un rire à l’un de ses ancêtres.

Rigoletto, le chef de la compagnie, décida de créer un spectacle en invitant des jongleurs, des acrobates et même un chat savant.  

Un jour, la troupe s’installa dans un village où les sentiments étaient contrôlés par une étrange influence. Malgré les regards dubitatifs des passants, ces joyeux compères se baladaient dans les rues en éclatant de rires. Leur rire commun était parfois si communicatif que même les gens tristes finissaient par émettre un sourire. Au court du spectacle, le public fut bouleversé par une telle joie de vivre.

Mais voilà, l’influence, qui contrôlait les émotions était en rage. Elle envoya des sbires pour infiltrer la compagnie et voler les rires empruntés. Cependant, la troupe du rire, qui avait identifié les sbires ne se laissa pas faire. Elle organisa une grande fête avec des ballons, des clowns, des confettis, des liseurs d’histoire drôles, si bien que les sbires furent pris dans un tourbillon de rires et finirent par se joindre à la fête. 

L’influence avait perdu. 

Depuis ce jour, la compagnie du rire se produit dans tout les endroits tristes afin de répandre la joie et le rire. 


mardi 23 juillet 2024

INFORMATION

 


Bonjour à toutes et tous,


J'ai créé un blog où je ne mettrai que mes propositions d'atelier. 


 L'atelier jeux d'écriture de nanou


C'est beaucoup plus pratique pour moi et j'avais besoin de différencier mes différents blogs. 


Amusez vous bien.

dimanche 21 juillet 2024

Atelier 241 chez Ghislaine

 



Sujet 1 : Messager, nouvelle, confession, aveu, passage, délai.

Sujet 2 : Sauvages, naturelle, lettre, longue, écrire, lire.

Sujet 3 : Texte avec des mots commençant par ""J "


Alphonse est le messager du petit village où réside marie. Ce jour là, il lui remet une lettre portant une nouvelle dont elle ne s’attendait pas. Elle mit un moment à l’ouvrir redoutant ce qu’elle allait lire, car l’écriture lui était familière et si naturelle. La lettre était longue et chaque mot lui pesait lourdement dans son cœur. Il s’agissait d’une confession, un aveu de sentiments qu’elle avait longtemps attendu. Après de nombreuses années de silence, Jean lui écrivait. Il lui expliquait comment il avait vécu dans cette forêt où son avion avait crashé. Son combat contre cette nature cruelle à travers des terres sauvages. Avant de pouvoir voir le chemin de la liberté, il avait dû traverser plusieurs passages dangereux dans les montagnes. Il lui disait que le délai de son retour avait été retardé par une infection, après avoir été piqué par une araignée et être amputé de la jambe. L’image de Marie dans sa mémoire était sa seule source de motivation. 

Elle était tenue de lui écrire une réponse. Les yeux remplis de larmes et la main tremblante et lui annonça en quelques mots qu’elle était mariée et avait un enfant.