Klaxon, louper, manigances, nerveux, oscar, patin, quelquefois, ruminer, saltimbanque, trépidant
Et voilà : le klaxon intérieur vient de hurler, trépidant, implacable. « Nathalie, arrête-toi. Arrête-toi avant de t’effondrer encore une fois. ». J’ai dû louper quelque chose, parce que je n’ai rien vu venir. Quelquefois, j’ai l’impression qu’on pourrait me décerner l’Oscar de l’impulsivité – cette façon de foncer, cœur en avant, comme si la vie allait s’échapper si je ne la saisis pas immédiatement.
Ma gorge tremble, et je sens déjà mes joues se transformer en une patinoire fragile où mes larmes glisseront avec la grâce maladroite de patins trop affûtés. Je ne suis pas un saltimbanque. Je ne jongle pas avec mes émotions : je les porte, je les absorbe, je les laisse me traverser jusqu’à l’os.
Alors, quand on manigance dans mon dos, quand quelque chose se fissure dans la confiance, je me brise. Incapable de faire sortir mes émotions par la parole, je préfère ruminer… et du coup, je m’auto-flagelle, comme si la douleur devait absolument trouver un coupable.
Aujourd’hui, mon système nerveux a rendu les armes. Plus rien ne s’accorde, plus rien ne répond. Alors je m’éloigne. Je pars pour un lieu de calme, un refuge de zénitude où je pourrai, peut-être, réapprendre à respirer.
J’ai besoin de silence. J’ai besoin de lenteur. J’ai besoin de me reconnecter à la vie — la vraie, celle qui ne me demande pas de courir.

La vie d'aujourd'hui n'a rien de zen, elle roule à cent à l'heure, suivre n'est pas évident, surtout avec l'âge, une retraite s'impose, amitiés, jill ;-)
RépondreSupprimer