Klaxon, louper, manigances, nerveux, oscar, patin, quelquefois, ruminer, saltimbanque, trépidant
Et voilà : le klaxon intérieur vient de hurler, trépidant, implacable. « Nathalie, arrête-toi. Arrête-toi avant de t’effondrer encore une fois. ». J’ai dû louper quelque chose, parce que je n’ai rien vu venir. Quelquefois, j’ai l’impression qu’on pourrait me décerner l’Oscar de l’impulsivité – cette façon de foncer, cœur en avant, comme si la vie allait s’échapper si je ne la saisis pas immédiatement.
Ma gorge tremble, et je sens déjà mes joues se transformer en une patinoire fragile où mes larmes glisseront avec la grâce maladroite de patins trop affûtés. Je ne suis pas un saltimbanque. Je ne jongle pas avec mes émotions : je les porte, je les absorbe, je les laisse me traverser jusqu’à l’os.
Alors, quand on manigance dans mon dos, quand quelque chose se fissure dans la confiance, je me brise. Incapable de faire sortir mes émotions par la parole, je préfère ruminer… et du coup, je m’auto-flagelle, comme si la douleur devait absolument trouver un coupable.
Aujourd’hui, mon système nerveux a rendu les armes. Plus rien ne s’accorde, plus rien ne répond. Alors je m’éloigne. Je pars pour un lieu de calme, un refuge de zénitude où je pourrai, peut-être, réapprendre à respirer.
J’ai besoin de silence. J’ai besoin de lenteur. J’ai besoin de me reconnecter à la vie — la vraie, celle qui ne me demande pas de courir.

La vie d'aujourd'hui n'a rien de zen, elle roule à cent à l'heure, suivre n'est pas évident, surtout avec l'âge, une retraite s'impose, amitiés, jill ;-)
RépondreSupprimerNanou, si tu savais comme tu me dépeins très bien !! C'est exactement ainsi je suis. Et un mot a fait résonner en moi
RépondreSupprimer33Pouvoir respirer normalement "" Des mois que je cherche ma respiration alors ton texte je le comprends et le portes comme une seconde peau !!
Je te sens tellement à travers ces lignes douloureuses, que j'ai envie de te prendre dans mes bras et de te serrer contre mon cœur pour t'insuffler de la tendresse, de la douceur, plein de courage et de force. Je t'embrasse très fort chère Nanou
RépondreSupprimerChère Nanou
RépondreSupprimerQue tes larmes cessent de glisser sur cette patinoire et que le calme de ton refuge vienne panser ces fissures.
Tu as raison :
La vraie vie ne demande pas de courir.
Très bon repos à toi dans la lenteur et la sérénité.
Bien amicalement, Marie Sylvie
Je ressens à fleur de peau et d'âme chacun de tes mots !
RépondreSupprimerTexte magistral, d'une grande profondeur... vécu... aussi, je reste à tes côtés, silencieusement.
Merci à toi, fraternelles pensées. Bisous du cœur. Emma.